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Commémoration du séisme de 2010 : un devoir de mémoire et de résilience renforcée

Dernière mise à jour : 13 janv.

Port-au-Prince, le 12 janvier 2026 – La direction générale de la Protection civile (DGPC) a organisé, au Centre d’opérations d’urgence national (COUN), ce lundi 12 janvier 2026, une cérémonie de commémoration des seize ans du séisme de 2010.


Memwa kolektif : « nou sonje, n ap aji », tel est le thème autour duquel s’est déroulé cet événement solennel auquel ont pris part des responsables gouvernementaux, des membres du Secrétariat permanent de gestion des risques de désastre, des brigadiers et cadres de la Protection civile ainsi que des écoliers. Plus qu’un moment de recueillement, cette activité spéciale est une invitation renouvelée à la responsabilité collective en vue de renforcer la résilience haïtienne.


« Un devoir de mémoire s’impose non comme une obligation formelle, mais comme une exigence de gouvernance », a souligné le ministre de l’Environnement, M. Moïse Jean-Pierre Fils, au cours de son allocution de circonstance. Il estime, à ce titre, que la mémoire du séisme de 2010 doit influencer les politiques publiques, les choix budgétaires ainsi que les cadres normatifs en matière de construction et d’aménagement du territoire.


Dans cette perspective, le maire de Tabarre, M. Arsonval Alexandre, croit que la mémoire collective doit devenir un outil d’action visant à sensibiliser la population et à protéger les générations futures.


Le directeur général de la Protection civile, M. Emmanuel Pierre, a essentiellement plaidé pour une mémoire de responsabilité qui se traduit par un devoir d’action et non par un souvenir passif. À ce niveau, la Protection civile haïtienne s’évertue à donner l’exemple. M. Pierre en veut pour preuve le renforcement des structures nationales et territoriales de l’institution qu’il dirige, notamment la création et la professionnalisation des brigadiers ainsi que la modernisation des centres d’opérations d’urgence.


En marge de la cérémonie, une exposition a permis de mettre en lumière, de manière globale, les principales réalisations ainsi que les efforts de planification en matière de gestion des risques de désastres, notamment du risque sismique, depuis 2010. À cette occasion, une dizaine d’institutions ont présenté leurs travaux et productions, parmi lesquelles le Laboratoire des Bâtiments Publics, le ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPTC), le Programme alimentaire mondial (PAM), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).


L’appel à la mémoire de responsabilité s’est également traduit par des conférences-débats au cours de cette cérémonie. Sur le plan culturel, il s’est manifesté au rythme du tambour et de musiques engagées, au cours desquelles les artistes ont livré des messages empreints d’espoir, de solidarité et de résilience collective.


-FIN-


 
 
 

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